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Volume 1, Numéro 4
mai/juin 1998

Dans ce numéro

La Banque Mondiale: l'importance de la microfinance

En toute franchise: Connie Evans

La durabilité dans les pays industrialisés

Opportunity International en Europe de l'Est et dans les Nouveaux Etats Indépendants (NEI)

Actualités

Le microcrédit rend possible la microédition

A la mémoire de Bella Abzug

Message de la part du directeur de la Campagne du Sommet

Les numéros précédents

Volume 1, numéro 3, février/mars 1998

Volume 1, numéro 2, novembre/décembre 1997

Volume 1, numéro 1, août/septembre 1997

Message de la part du directeur de la Campagne du Sommet

Tandis que nous marquons le premier anniversaire du Sommet du microcrédit et que nous nous rapprochons de la Réunion des Assemblées de juin 1998, on entend souvent les questions suivantes : «Comment se passe la Campagne?» et «Nous rapprochons-nous de l'objectif fixé qui consiste à atteindre les 100 millions de familles les plus pauvres du monde?»

Bien que ces questions soient légitimes et pleines de bonnes intentions, ce ne sont pas, néanmoins, les questions à poser pour le moment. Les années 1997, 1998 et 1999 ne sont pas celles de la vitesse et des chiffres : elle sont les années pendant lesquelles il faut poser les fondations qui garantiront que les années de croissance nous amèneront là où nous désirons aller. Dans chaque numéro de Countdown 2005 et dans la plupart des questions des Résumés du Plan d'action institutionnelle, nous mettons l'emphase sur les objectifs centraux de la Campagne du Sommet du microcrédit : 1) atteindre les familles les plus pauvres, 2) les femmes en particulier, 3) à travers des institutions durables, 4) qui sont source de retombées positives et considérables sur la vie des clients et de leur famille.

Alors que nous étudions les 900 et quelques Résumés de Plan d'action institutionnelle que nous avons reçus, nous nous apercevons que les objectifs 2 et 3 (atteindre les femmes et mettre sur pied des institutions durables) sont les plus faciles à suivre. De gros efforts sont faits pour relever ces deux défis.

Nous constatons que ce sont le premier et le quatrième objectif (atteindre les plus pauvres et être source de retombées positives), par contre, qui restent les plus difficiles à saisir. La plupart des praticiens du microcrédit n'ont pas trouver de méthodes rentables et efficaces pour mesurer le niveau de pauvreté de leurs clients. C'est pour cette raison que nous avons lancé le Groupe de discussion sur les indicateurs et la mesure de la pauvreté. Si les praticiens peuvent arriver à un consensus sur des mesures rentables leur permettant d'atteindre les clients les plus pauvres de leur pays, nous réussirons mieux à atteindre ces familles et à mesurer l'effet des programmes, ce qui aidera aussi les agences donatrices et autres bailleurs de fonds, qui, pour le moment, ont du mal à rendre compte du pourcentage de leurs fonds profitant aux plus pauvres.

Si nous atteignons 100 millions de familles, mais que peu d'entre elles se trouvaient parmi les plus pauvres lors de leur premier prêt; si nous atteignons 100 millions de familles, mais peu de femmes; si nous atteignons 100 millions de familles, mais que peu des institutions sont durables; si nous atteignons 100 millions de familles, mais qu'il n'y a aucune ou très peu de retombées sur la vie de ces familles, nous considèrerons que la Campagne est un échec. Voilà pourquoi, à ce stade, nous nous concentrons sur les fondations du succès—les chiffres viendront après.


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