Actualités
Lors du deuxième Briefing sur le microcrédit organisé par Actinvest à Genève le 22 septembre 1997, la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé le lancement de l'Initiative du FAD (Fonds africain de développement) en faveur de la microfinance en Afrique (AMINA), un projet de 21,45 millions de dollars américains qui durera deux ans. Cette initiative «constitue un des efforts faits par la banque pour générer des revenus et des emplois destinés aux groupes les plus pauvres de la société, et plus particulièrement les femmes entrepreneurs.» Pour obtenir des renseignements supplémentaires, veuillez contacter M. A. Beileh au (225) 20-41-50, (télécopieur) (225) 20-49-48), ou M. Knut Opsal au (225) 20-41-26, (télécopieur) (225) 20-50-33. Vous pouvez aussi écrire à la BAD, 01 B.P. 1387, Abidjan 01, Côte d'Ivoire.
Lors du Post-Microcredit Summit Symposium, qui a eu lieu le 15 juillet 1997 à Lagos au Nigéria, 88 participants ont été invités à discuter du Sommet du microcrédit, à élaborer des stratégies qui permettront d'atteindre l'objectif du Sommet et à favoriser la prise d'initiatives conjointes entre le secteur privé et les ONGs. Les invités ont élaboré des stratégies «pour permettre le financement de la microfinance au sein du Nigéria de façon à assurer la pérénnité des programmes actuels et à développer le secteur.»
Le 20 août 1997, Eduardo Amadeo, Secrétaire du développement social en Argentine et Co-président d'une des Assemblées du Sommet du microcrédit, a lancé le Fondo Fiduciario de Capital Socìal [Fond fiduciaire de capital social] (FFCS). Ce programme révolutionnaire de 40 millions de dollars américains met la gestion d'un important investissement de l'Etat entre les mains d'une nouvelle société privée (FONCAP S.A.) que gère ensemble des personnes venues du secteur social, privé et public (dans une moindre mesure). Le FFCS mettra en place l'infrastructure nécessaire pour atteindre 50 000 emprunteurs d'ici cinq ans.
Tormod Hermanon de Telenor, Co-président d'une des Assemblées du Sommet du microcrédit, et la Strømme Foundation ont organisé ensemble une conférence sur la microfinance qui s'est tenue dans les environs d'Oslo en Norvège le 25 septembre 1997. Représentant les banques, les entreprises, le gouvernement et le secteur des organisations à but non-lucratif, les 65 participants ont reçu des renseignements sur la microfinance et la possibilité de former des joint-ventures entre des institutions de microcrédit et des entreprises.
En octobre 1997, la Caisse française de développement (CFD) est devenue membre de l'Assemblée des agences donatrices du Sommet du microcrédit. Le Ministère suédois de la coopération au développement et l'Agence suédoise de développement international (SIDA), eux, ont annoncé leur adhésion en septembre 1997. La France et la Suéde se joignent au Département pour le développement international (DfID) du Royaume-Uni en tant que membres les plus récents de l'Assemblée des agences donatrices du Sommet du microcrédit.
Du 16 au 26 septembre 1997, pendant une tournée dans six pays européen, Sam Daley-Harris, Directeur de la Campagne du Sommet du microcrédit, a rencontré plus de 350 leaders et autres du développement. Il a presenté les progrès de la campagne et a mobilisé le soutien des fonctionnaires du gouvernement, des ONGs et des banquiers commerciaux de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Suède et de la Norvège.
La banque péruvienne MIBANCO, banque de microcrédit commerciale à but lucratif et réglementée, a été lancée le 31 juillet 1997. Bien que le gouvernement péruvien et le président Alberto Fujimori (Co-président de l'Assemblée des chefs d'Etat et de gouvernement du Sommet du microcrédit) aient promu l'initiative, c'est le secteur privé qui la financera et la gérera dans son intégralité. Avec une base actuelle de 180 millions dollars américains, la banque espère atteindre 250 000 clients d'ici l'an 2000.
Dans un rapport paru le 23 juin 1997, le Secrétaire général des Nations Unies a proposé, aux participants de la séance consacrée aux travaux de fond du Comité Economique et Social (ECOSOC) (qui a eu lieu du 30 juin au 25 juillet 1997), la recommandation suivante : «les experts dans le domaine du microcrédit, les spécialistes du secteur financier et les régulateurs-clés du domaine public devraient créer les structures nécessaires et éliminer tout obstacle injustifié pour faciliter les relations entre le microcrédit et les marchés financiers. A cet égard, les recommandations du Sommet du microcrédit devraient en tout point entrer en ligne de compte.»
La première Réunion des Assemblées se tiendra à New York du 25 au 27 juin 1998. Toute organisation ou personne désirant y assister doit nous renvoyer leur Résumé du plan d'action institutionnelle rempli d'ici le 10 février 1998 pour les praticiens ou d'ici le 10 mars 1998 pour tout autre membre d'une Assemblée.
Le Sommet du microcrédit accueille des nouveaux donateurs
La Charles Stewart Mott Foundation, un des parrains du Sommet du microcrédit, a annoncé au mois de septembre 1997 qu'elle parrainera la Campagne de réalisation du Sommet du microcrédit pendant les trois premières années . Avec un don annuel de 100.000 $US pendant trois ans (1997-1999), la contribution totale de la Mott Foundation s'élève à 400.000 $US.
La Citicorp Foundation et la Summit Foundation ont été les deux premières institutions à parrainer la Campagne du Sommet. La Citicorp Foundation a donné 100.000 $US au Sommet lui-même et 100.000 $US à la Campagne. Au mois de juin, la Summit Foundation s'est engagée à verser 150.000 $US annuellement pendant trois ans (1997-1999). En comptant les dons faits au Sommet de février, la contribution totale de la Summit Foundation s'élève à 495.000 $US. Nous remercions nos sponsors ainsi que nos autres bailleurs de fonds, la Bankers Trust Foundation et la Chase Manhattan Bank Foundation, de continuer à soutenir l'objectif du Sommet.
Courrier
Nous venons de recevoir [Countdown 2005] et nous sommes heureux de constater que le bulletin est à la fois instructif et bien organisé. Ce bulletin n'est qu'un autre exemple spectaculaire des efforts continus que fait le Sommet pour atteindre les plus pauvres parmi les pauvres. Je suis ravi de l'esprit d'initiative dont vous avez fait preuve pour le publier et j'attends les numéros à venir avec impatience.
Glen Hertelendy, stagiaire
L'Unité de coordination des activités relatives à la microfinance, UNESCO
Félicitations à tous ceux impliqués dans la publication de Countdown. Ce bulletin est impressionant et constitue un bon mélange de promotion, de renseignements utiles et de discussions sur le microcrédit. Bel effort.
Margaret Catley Carlson, Présidente
The Population Council
Je viens de lire le dernier numéro de votre bulletin. On pourrait penser que FINCA et les groupes locaux de microentreprises jouent un rôle très important dans le domaine du microcrédit. Cependant, ce sont les coopératives d'épargne et de crédit qui, à l'échelle mondiale, octroient
50 % de tous les prêts aux microentreprises. On peut se demander comment vous comptez atteindre votre objectif de 100 millions sans un appui sérieux des coopératives d'épargne et de crédit. Il en existe dans 86 pays; on en compte 36 000 avec une clientèle totale de 85 millions... Soit vous faites des efforts pour nous inclure, soit vous êtes les promoteurs d'une petite part seulement du domaine de la microentreprise...
Ted Weihe, Directeur général
U.S. Overseas Cooperative Development Council [Conseil de développement coopératif outre-mer]
Réponse du rédacteur en chef
En effet, les coopératives d'épargne et de crédit peuvent contribuer de façon considérable à l'atteinte de l'objectif du Sommet. Cependant, il faut garder à l'esprit que l'objectif du Sommet vise les familles les plus pauvres du monde (c'est-à-dire, dans les pays en développement, les familles dont le revenu les place dans la moitié la plus pauvre de ceux qui sont en deça du seuil de pauvreté de leur pays et, dans les pays industrialisés, les familles qui sont en deça du seuil de pauvreté), et que ces personnes-là ne sont pas la seule cible des coopératives d'épargne et de crédit. Veuillez voir cet article pour comprendre comment certaines coopératives participent à l'atteinte de l'objectif du Sommet.