Countdown 2005

 


Surmonter le Défi, est une composante importante du plan de formation de la Campagne du Sommet du Microcrédit, retrouvé dans toutes les sessions qui prenaient place dans diverses réunions du Sommet du Microcrédit. Les chefs de fil du microcrédit, des gouver-nements, du commerce, de la finance, et le secteur à but non-lucratif faisaient partie des panels de discussion. Cet article est extrait des sessions de: comment mieux engager, instruire, et maintenir un personnel compétent.

Volume 3, Numéro 2/3
Édition Double Spéciale inclus le Rapport de la Campagne du Sommet du Microcrédit 2000
Juillet/Août 2000

Dans le présent numéro

CIDA: Abordant le 21e siècle avec le Microcrédit 

S'exprimer: Hillary Clinton

L'Engagement, Formation, et Maintien du Personnel Compétent

Pro Mujer/Bolivie

Actualités

Le Rétablissement des Affaires en Bosnie

Le Rapport de la Campagne du Sommet du Microcrédit 2000 a publié à la réunion Beijing Plus 5 (en anglais)

Les Numéros Précédent

Volume 3, Numéro 1

Volume 2, Numéro 4

Volume 2, Numéro 3

Volume 2, Numéros 1/2
Édition Double Spéciale de la Réunion des Assemblées, 1998

Volume 1, Numéro 4

Volume 1, Numéro 3

Volume 1, Numéro 2

Volume 1, Numéro 1

 

Les articles précédents par sujet

L'Engagement, Formation, et Maintien du Personnel Compétent

Consultante en Microfinance et Instructrice: Susan Gibson

Susan Gibson[L'engagement, formation, et maintien du personnel compétent] est un thème essentiel aux programmes de microfinance parce que sans le personnel pour livrer le produit, il est très difficile de faire avancer les clients. Il faut un personnel très motivé qui s'engage à faire un travail passionné. Il y a plusieures choses que les organisations de microfinance peuvent faire, afin de motiver leur personnel.

Les deux premiers morceaux de ce puzzle, l'engagement et la formation, sont les pièces faciles. Le maintien du personnel est la partie difficile. Ceci requiert une atmosphère de travail positif. Ce problème est lié aussi au maintien. On ne peut pas maintenir des programmes à moins d'avoir un personnel compétent qui s'engage vraiment au programme. La formation du personnel et leur familiarisation avec toutes les questions prennent de temps. C'est le même avec un client, vous ne voulez pas trouver un client et lui faire seulement un prêt, et ensuite le laisser disparaître de la scène. [L'engagement, formation, et maintien du personnel compétent] est un sujet important que les institutions doivent prendre au sérieux. Comment trouver des gens compétents: il est intéressant de savoir combien de gens qui travaillent, mais qui sont dans des posotions non- correspondantes.

Notre affaire est de faire des prêts. On prête de l'argent parce que le client a la capacité de nous rembourser, non pas parece qu'on sympathise à sa situation. On engage souvent des ouvriers sociaux à faire des prêts. Ce n'est pas une combinaison fortunée. Comment résoudre ce problème? [La réponse demeure] dans la formation. Nous faisons des prévisions dès le début: il s'agit des affaires et c'est un travail difficile.

J'ai développé quelques techniques: quand je convoque un candidat, le rendez-vous n'est jamais au bureau. Quand un candidat arrive [endimanché], je dis "Bien, allons au Coronation Market", à Kingston, Jamaique) Ils vous regardent comme si vous étiez folle. Ils disent, "Mais il y a du crime là-bas," et je réponds "c'est là nous allons conduire notre programme de microfinance." Ça vous fait gagner beaucoup de temps, et vous allez vous rendre compte si oui ou non cette personne peut faire le travail. Donc, nous prenons l'autobus. Je ne conduis pas, parce que je veux être certaine que l'employé peut monter l'autobus normalement. Je veux savoir s'il a le prix du billet. Sil n'est pas habitué à l'autobus; ça peut indiquer des problèmes en avance.

Deuxièmement, je regarde leurs chaussures. Souvent, quelques uns me diront "J'ai de la boue sur mes chaussures." "Allons, vous devez mettre des chaussures plus solides." Il est si important de choisir la personne qui convient au travail. Combien de fois est-ce que nous engageons des gens qui ne conviennent pas pour les positions? Après cet exercise, je dis souvent "Allez parler aux clients potentiels et décrivez le programme de microfinance, ou informez-vous de leurs activités."

C'est intéressant à voir combien de fois ils reviennent à moi et disent "Bien, qu'est-ce que je dois leur dire?" Ceci n'est pas quelque chose que vous pouvez apprendre aux gens. Soit, ils se trouvent à l'aise avec les clients, soit le contraire. S'ils ne sont pas à l'aise, vous pouvez vous épargner le trouble de subir un long procès, seulement pour comprendre plus tard pourquoi vos paiements ne reviennent pas très vite. C'est probablement parce que votre officier de prêt ne passe pas assez de temps avec les clients.

Quand je cherche des candidats, je demande à l'université locale ou à un endroit semblable. Si quelqu'un a été banquier ou agent d'assurances, en général je les renvoie, parce qu'ils se tiennent trop souvemnt aux notions préconçues du microcrédit; et ils aiment les paperasses administratives. Le microcrédit ne s'agit pas de la paperasserie; il s'agit plutôt d'établir des rapports humains. Est-ce que vous avez une personne qui peut faciliter ces rapports? C'est une habilité qui ne peut pas être apprise. Vous pouvez créer une atmosphère qui encourage des rapports, mais vous ne pouvez pas forcer quelqu'un à s'intéresser ni aux activités du client, ni à l'amélioration de son commerce.

Est-ce que le candidat est animé, est-ce qu'il est un bon présentateur? Ceci est toujours une habilité utile. Si vous envoyiez quelqu'un à promouvior votre programme, et il n'avait pas l'art de la vente, ce serait difficile, parce que souvent, c'est un nouveau concept que nous introduisons. Si vous pouvez vous entendre bien avec des gens, et les mener à accepter un nouveau concept, c'est une habilité absolument clé. Manquer de la pratique bancaire ou financière n'est pas si grave. On peut facilement apprendre celà. Enfin, c'est la personnalité qui compte.

C'est mieux si l'officier connaît la communauté. Ceci me conduit au sujet des gens d'autres pays qui dirigent ces programmes- c'est une mauvaise combinaison. Pour encourager la possession de la proprété, l'on doit trouver des locaux qui s'engagent vraiment aux programmes. Et si le programme ne réussit pas, c'est la vie. Mais dans ce cas, c'est à cause de quelque chose qui ne marche pas dans la communauté.

Quand quelqu'un d'un autre pays dirige ces programmes, l'élément de maintien à long terme n'est pas présent. Quand cette personne part, toutes sortes de problèmes peuvent faire surface. N'importe quand je participe à un programme, je m'en vais toujours avant le premier prêt, afin que le programme appartienne aux clients. Les clients doivent considérer le programme comme leur responsabilité, c'est permis de faire des erreurs, mais il [faut] qu'ils en tirent les leçons. Si quelqu'un d'un pays est là, vous entendez toujours, "Eh bien, elle m'a commandé à faire ça, c'est pourquoi c'est raté." Il faut assurer que les gens qui participent au programme prennent leur responsabilité. S'ils font une erreur, d'accord, arrangez les choses. Quand vous avez l'implication d'un etranger, c'est toujours un autre type de relation. Vous pouvez engager un etranger, mais ça doit durer seulement une ou deux semaines. Même s'il s'agit de créer des programmes, je travaille avec les clients, mais je ne participe pas au processus de prise de décisions. Je facilite le processus de prise de décisions; voilà ce qui change tout.

Etre sur le terrain n'est pas facile. Donc l'environnement de travail est d'importance dans un programme de microfinance. Sans doute vous avez tous été aux marches; au bout de quatre à cinq heures, on devient horriblement épuisé. Il faut s'assurer du renforcement positif. Il y a diverses mnières d'encourager votre personnel à exceller. J'ai entendu les cinq raisons pour laisser le travail; c'était une enquête faite à Caroline du Nord- Pourquoi les Gens Laissent Leur Travail.

La cinquième raison est le salarie, la raison la moins citée. La première raison est l'atmosphère du travail. Dans ce domaine, en particulier, si les employés trouvent l'atmosphere du travail négatif, et ce qu'ils font ne valent rien, vous les perdez dès le début. Ceci représente un grand problème. Que vous travaillez pour une grande institution de différentes branches ou pour une petite organisation, l'atmosphère du travail est un élément que l'administration doit pouvoir controler. C'est la plus commune raison pour laisser le travail.

La deuxième est le manque d'appréciation- la personne se sent méprisée. Combien de fois est-ce que ça c'est le cas, quand vous êtes vraiment bouleversé au travail? Le plupart du temps, ce n'est pas votre salaire; c'est que quelqu'un ne valorise pas vos efforts, ou que vous ne recevez pas l'encouragement nécessaire. La reconnaissance est facile à donner. C'est le positif renforcement qui devient essentiel à ces programmes.

La troisième raison pour partir est qu'il y a trop d'obstacles et des rassources insuffisantes. Quand vous faites partie d'une grande administration, vous subissez tellement d'obstacles que vous n'arrivez pas à faire le travail que vous voulez faire; vous vous battez contre les obstacles. Quand vous considérez la taille du personnel de ces organisations, cherchez les moyens à résoudre ou à diminuer les problèmes, cherchez comment vous pouvez faire une utilisation adéquate des ressources disponibles, afin que le personnel puisse se concentrer sur le travail pour lequel il était engagé. Il faut y penser, parce que les gens veulent que leur travail soit valorisé.

La quatrième raison est un manque de formation ou des possibilités de promotion. Les gens ne croient pas qu'il y a des possiblités d'améliorer leurs compétences- qu'il soit en langues, en gestion, ou en organisation de leur temps- et qu'ils n'ont pas assez de possibiités d'avancement.

La cinquième raison est liée au salaire, mais le salaire est lié à la gratification- le salaire représente le travail accompli. Ceci est un gros défi pour les institutions de microfinance. Pourtant, quelques unes que j'ai vu, arrivent même à offrir une prime aux employés. A ADEMI, en République Dominicaine, les gens sont en queue pour trouver une position. Tout le monde reçoit des primes, le garçon du bureau, le conducteur, tous ceux qui s'engagent à ce programme et font partie de l'équipe, ils recoivent tous des primes. C'est une idée à la fois intéressante et sujette à controverse parce qu'on pense qu'on travaille au profit des pauvres. Cependant, il est necessaire de motiver le personnel. Personne ne veut quitter cette organisation [ADEMI]; ils sont heureux dans leur travail, ils sont bien payés, et ils n'y trouvent pas beaucoup d'obstacles. Il est très intéressant d'examiner des organisations avec une politique de maintien du personnel négligeable.

Il faut que la formation soit surtout basée sur la pratique. [En ce qui concerne beaucoup de programmes de microfinance], l'apprentissage se fait sur le terrain. Il n'y a pas d'autres moyens. Toute formation doit renforcer le travail du programme. Tout ce qu'on fait, tout ce qu'on promet de faire, il le faut faire, parce que, dans le programme la chose la plus importante est d'arriver à collecter les dûs, afin de réussir à maintenir le programme. Tout ce que vous faites doit renforcer la durabilité du programme. Si vous projetez une réunion pour neuf heures, et elle ne commence que jusqu'à 9:30, ceci donnera certainement une autre idée au personnel; de même, si un paiement est dû le mardi, le mercredi ou le jeudi marchera aussi bien. Toutes vos actions doivent promouvoir l'ésprit de discipline. Comme nous savons, les actions parlent plus haut que les mots. Les gens viennent à dépendre de vous, non seulement de votre équipe, mais aussi des promoteurs, des clients, des groupes, quelle que soit la méthodologie, ainsi quand vous promettez de faire quelque chose, faites-le. Donc les gens auront confiance en votre ésprit de sérieux, et ceci les convaincront à rester, non seulement en tant que personnel, mais aussi comme clients. Ceci démontre comment traiter le personnel, aussi bien que les clients. Le standard oit être le même pour tout le monde. Il faut traiter les gens comme vous auriez voulu être traité.

Un autre point que je voudrais faire est que c'est l'équipe qui en a tout fait. Vous ne pouvez pas avoir des réussites individuelles; on réussit grace à l'équipe qu'on a derrière soi. Une concentration sur la collaboration et l'incorporation de la participation des membres de l'équipe est absolument critique. Quand vous rassemblez un bon groupe de gens et que vous formez une équipe avec de bons rapports, le travail technique n'est pas trop difficile. La formation d'une bonne équipe est difficile; le développement des rapports et de la confiance entre les membres de l'équipe, ceci requiert beaucoup de travail. Nous ne faisons pas assez d'efforts dans ce domaine.

Utilisez des activités différentes pour déteminer les forces et les faiblesses de votre personnel. Dans votre capacité administrative, utilisez lesn capacités des gens. Mais ceci prendra beaucoup de temps, et c'est très facile à dire, "Faisons beaucoup de prêts." Mais il faut considerer les gens qui font les prêts, parce que ce sont eux qui vraiment maintiennent les programmes.

Un mot de plus, qui a rapport avec ce [problème] de maintien du personnel- la communication est tout. Les lignes de communication doivent rester ouvertes, c'est essentiel. C'est important de prendre les évenéments en main et d'encourager le personnel à vous dire tout de suite quand il y a des problèmes. Faire un faut n'est pas grave. Ce qui est grave c'est quand nous ne tirons pas les leçons de nos erreurs. Si vous pouvez créer un environnement où les gens peuvent facilement admettre quand ils commettent des erreurs, et en tirer des leçons, donc vous aurez des équipes qui réussiront à délivrer les services.

Je voudrais finir en disant que ceci est un commerce, pas une charité; nous travaillons avec des clients pauvres, et ça demande beaucoup d'énergie et de compréhension à travailler avec eux, mais néanmoins, c'est un commerce. Nous donnons des prêts, parce que nous ésperons être remboursés. C'est notre responsibilité de trouver et de former des gens qui comprennent cette vérité. Le problème avec beaucoup de programmes de microfinance est qu'ils s'opèrent d'un point de vue charitable, et ces gens habitués à distribuer des couvertures et de la nourriture sont chargés d'administrer des prêts. Ce n'est pas une bonne combinaison et dans beaucoup de cas, nous aurions dû dire "Voyez, cette fonction n'est pas à vous." Vous ne pouvez pas transformer un agent social en un officier de prêt. Certainement, ça ne marchera pas.

Pour plus d'information, adressez-vous à Susan Gibson par E-mail: susangibson@compuserve.com ou par téléphone/fax à 212-246-9633.