Le Conseil Mondial des Caisses Populaires (WOCCU)
Lucy Ito, World Council of Cre dit
Unions
Dans la perspective de la caisse populaire,
il existe trois avantages à la mobilisation d’épargnes. Le premier est
qu’il fortifie l’indépendance financière des institutions, le second
est qu’il réduise la dépendance des institutions des prêts externes.
L’épargne représente une source sûre et modeste de capitaux et permet
à une institution de s’engager dans le financement de base, contrairement
à la finance proprement parlée qui est contrainte aux priorités du
gouvernement et des donateurs. Un troisième avantage de la mobilisation
d’épargnes est que la clientèle de ces institutions financières a des
besoins financiers, et la mobilisation d’épargnes offre ce service.
Mais il existe des raisons pour lesquelles
une institution peut vouloir éviter la mobilisation d’épargnes.
Les trois principaux dangers qui ont été
identifiés à un programme de mobilisation d’épargnes sont les suivants:
Le premier, perdre le capital du client. Le
deuxième, perdre le capital du client et le troisième, perdre le capital
du client.
Brian Branch, World Council of Credit
Unions
Quand on demande aux gens: Que cherchez-vous
dans une institution financière? Ils veulent savoir que leur argent est en
sécurité et convenablement placé et qu’ils auront de bons avantages.
Nous poursuivons trois stratégies
différentes dans la protection d’épargnes. En partant, nous devrions
mettre sur place des disciplines de gestions financières. Une fois que
l’épargne est mobilisée, si une institution court des difficultés,
échoue et est dans l’impossibilité de rembourser les fonds aux clients,
ceci endommagera la confiance placée dans l’institution. La première
serait simplement des provisions pour des pertes en prêts et des dépenses
sur les déclarations de revenus, une fonction qui sert comme un moyen
d’absorber les pertes normales. La seconde ligne de défense serait les
réserves ou les capitaux institutionnels. La troisième serait le paiement
en capital ou l’équité; les actions que les membres investissent comme
capital de risque dans leur institution. Nous pensons aussi établir des
standards pour les avoirs en qualité, le non-paiement, les avoirs non-gagnés
et revenus pour les institutions qui génèrent des surplus et des capitaux.
Quand nous parlons de provisions, nous nous
référons au total des provisions basées sur le risque des institutions.
Nous mesurons ce risque en regardant le taux de non-solvabilité ou de
prêts non-payés que cette institution contient dans son portefeuille et
leur ancienneté. Les règlements généraux recommanderaient que nous
sursoyions sur ces prêts à cent pour cent qui n’ont pas été solvables
pour plus de 12 mois. On peut établir un nombre de règlements différents
pour ces prêts qui n’ont pas été remboursables pendant moins de 12 mois.
Le simple règlement serait dans plusieurs pays de déclarer que 35 pour
cent de ces prêts sont irremboursables dans moins de 12 mois.
Nous avons parlé de capitaux. Ici nous
parlons de réserves et comment maintenir les revenus comme une seconde
ligne de défense. En accumulant des capitaux institutionnels, très souvent
nous suggérons 10 pour cent du total des avoirs comme cible pour les
capitaux institutionnels, ce qui veut dire que l’institution en question
doit capitaliser ses surplus tout en s’accroissant; elle doit être
conduite par sa capacité de mobiliser les épargnes, ainsi les capitaux
institutionnels se développeront aussi.
Les institutions doivent mettre sur place des
normes de contrôle sur la qualité des avoirs, mesurer le non-paiement par
le montant des prêts affectés tout en maintenant le taux de non-paiement
en dessous de 5 pour cent. Appliquer rapidement des mesures de recouvrement
des arriérés; et encore identifier les prêts qui sont jugés d’être
irremboursables et les passer en charge (ceci ne veut pas dire qu’on les
oublie, mais plutôt on fait des efforts pour les recouvrer.)
Si quelqu’un mobilise l’épargnes et
quelqu’un d’autre les reçoit en payant un coût financier et les
acheminer vers des activités non-rentables, ceci certainement constituera
du manque à gagner pour l’institution. L’on doit s’assurer que les
capitaux non-rentables n’excèdent pas le capital fonctionnel de
l’institution; les sources de fonds qui n’ont pas un coût financier
explicite et limiter de 5 à 7 pour cent les capitaux non-rentables, ceci
permettra de maximiser les revenus que la caisse populaire générera.
Fixer des plafonds sur les revenus, serait de
calculer nos propres taux d’intérêts règlements pour couvrir les frais
de l’institution. Le coût des fonds auquel nous aspirerions, le coût des
opérations, mais encore le coût de maintien de ces lignes de défense pour
l’épargnes, provisions pour les pertes et l’accumulation des capitaux.
Toujours, des recouvrements stricts et contrôles des prêts non-payés sont
des mesures importantes en vue d’assurer une maximisation des revenus
potentiels sur les prêts; et du même coup, limiter le coût des
opérations à moins de 10 pour cent.
En mobilisant l’épargnes, l’on doit
s’assurer que les dépositaires n’auront aucun problème à retirer leur
argent et qu’ils doivent avoir accès à leurs capitaux, ceci rehaussera
l’image de l’institution et inspirera confiance à la clientèle.
Maintenir une réserve en liquide de 10 pour cent des retraits sur les
dépôts est une norme qu’on pratique souvent. En acceptant des épargnes
à court terme, nous ne pouvons donner des prêts à long terme, donc nous
maintenons une politique de gestion responsable des capitaux.
Nous avons parlé des disciplines de
protection de l’épargnes, des capitaux dans le cadre des structures
financières de l’institution, de la qualité des avoirs et la liquidité,
et ceux-ci sont des indicateurs que le Conseil Mondial utilise dans notre
PEARLS système de contrôle. Notre système de contrôle mesure ces
indicateurs de protection. Il mesure aussi les indicateurs structurels des
institutions, ainsi l’on peut voir comment elles ont évolué à travers
le temps. Le système par son efficacité mesure aussi la croissance.
Lucy Ito:
Une fois que nous mettons en place un
système de contrôle et des mécanismes nécessaires pour assurer aux
membres que leurs épargnes sont sécures, sous l’égide du Programme de
la Caisse Populaire, nous nous dirigerons vers l’identification des
services à offrir à la clientèle en termes d’épargnes et de besoin. Ce
que nous avons aujourd’hui à démontrer sont sept exemples de services
d’épargnes que les caisses populaires offrent et nous montrerons leurs
avantages et désavantages, à la fois en qualité de membre, et du point de
vue d’institution.
Les premiers services d’épargnes offerts
sont des comptes d’épargnes réguliers. Très souvent, dans les caisses
populaires les membres sont habitués à avoir des comptes d’action ou
leurs parts ne sont pas accessibles. Ils étaient coincés s’ils avaient
des prêts où les contributions en action étaient obligatoires. Un compte
d’épargne régulier attire les membres, à cause de son accessibilité,
son retrait facile, la nature volontaire du compte et finalement, avec une
somme minimale on peut ouvrir un tel compte. D’un point de vue
institutionnel, les comptes réguliers attirent les membres parce qu’ils
mobilisent une large portion des fonds qui peuvent être servis pour de
prêts, mais les coûts de transaction peuvent être très onéreux pour les
petites bourses. La source de ces fonds qui sont d’ailleurs ces épargnes
sont par nature volontaires et volatiles. Il n’y a aucune assurance que
l’argent sera à la caisse populaire.
Un deuxième exemple de service d’épargne
est un compte programmé ou réservé. C’est un type de compte que vous
placeriez pour un membre et il pourrait l’utiliser dans des moments de
détresse, spéciaux ou pour les vacances. L’accord entre le membre et la
caisse populaire serait qu’il verserait des contributions. Pour les
membres, c’est attirant, parce que, considérant la perte en liquidité du
compte, la caisse populaire offre un taux d’intérêt plus alléchant et
ce taux d’intérêt attire ceux qui ont des comptes réguliers. D’un
point de vue d’organisation, ces programmes d’pargne offrent un flot
stable de fonds chaque mois. Ces programmes sont faciles à gérer avec
seulement un seul retrait l’an. Il est très facile pour les caisses de
crédit d’envisager, quels seront leurs besoins. Les coûts sont aussi
très modiques avec un taux faible de retraits. Finalement, il n’y a
aucune garantie qu’n membre renouvelle le service. Si un nombre de membres
décident de ne pas renouer le contrat, ceci signalera le niveau
d’insatisfaction des membres et la qualité des services rendus.
Un troisième exemple de service d’épargne
que les caisses populaires offrent sont le compte de la loterie. C’est un
type de service où l’on offre une prime à tout membre ayant fait un
dépôt. Un tirage au sort est donc tenu, le gagnant reçoit une prime ou
des appareils électro-ménagers. De l’avis de certains membres, cela
représente un avantage et il permettra à la caisse populaire de recevoir
des fonds périodiquement. Le coût financier de ce programme est encore
moins coûteux. Au lieu d’appliquer un taux d’intérêt élevé sur les
dépôts, les prix et les appareils électro-ménagers sont les seules
dépenses absorbées par l’institution. C’est aussi alléchant pour les
institutions, parce que, c’est alléchant aussi pour les petites
institutions bancaires qui ont une capacité d’épargne très limitée.
Ceci leur attire à faire des dépôts très légers. Le seul désavantage
pour la caisse populaire est que beaucoup de dépôts avant la loterie sont
faits, mais une fois le tirage au sort est terminé, les dépôts relatifs
au programme touchent aussi à leur fin.
Un quatrième exemple de service
d’épargnes que les caisses populaires offrent sont des comptes enfant/adulte.
Pour la caisse populaire, l’un des avantages de ce programme est qu’il
fournit une éducation financière à son marché futur. C’est aussi un
moyen d’avoir accès aux parents de ces enfants. Si les parents savent
qu’il existe un programme à l’intention de leurs enfants, en les
accompagnant aux banques, ils seront du même coup, exposés aux autres
programmes. L’inconvénient est que, d’un point de vue institutionnel,
ces genres de comptes ont tendance à être de petits volumes, donc les
coûts de transaction sont, à cet égard, considérables. Le nombre total
de comptes mobiles peut être très bas et pour qu’ils soient effectifs,
en conséquence, des promotions directes doivent se faire.
Un cinquième exemple de service
d’épargnes que les caisses populaires offrent sont des comptes à des
termes stables. Les options en sont que ces comptes ont un caractère de
contrat, avec un taux d’intérêt fixe pendant une certaine période de
temps. Le renouvellement de ce programme reste à la discrétion du
dépositaire et qui peut être automatiquement fait avant d’arriver à
termes. Se trouvent dans les clauses du contrat, si un membre retire son
argent avant d’arriver à termes, il aura à payer des amendes qui sont
généralement, une réduction des intérêts qu’il devrait accumuler sur
son capital. Les membres pensent que, les comptes à taux fixes attirent les
gens parce qu’ils offrent un intérêt plus haut que les autres services
et de plus, ils peuvent servir de garantie contre un prêt. En ce qui a
trait à la caisse populaire, l’avantage premier de ces comptes est
qu’ils ciblent ceux qui ont la capacité d’économiser. Un inconvénient
est que la banque doit payer un intérêt plus haut en vue d’attirer les
membres, à cause de l’inaccessibilité de ces fonds. Un dernier
inconvénient est que la banque doit payer beaucoup plus. Si l’inflation
s’accroît, les membres ne mettront pas leur argent dans un compte à taux
fixes et en conformité avec les termes du compte, la banque est forcée à
un type de revenu. Les caisses populaires doivent s’engager à ajuster les
taux de leurs prêts, ainsi si les taux de prêt baissent, donc la marge
qu’elles peuvent recouvrer relativement aux comptes à taux fixes, seront
moindres.
Un sixième exemple de service d’épargnes
que les caisses populaires offrent est de donner aux membres la satisfaction
qu’ils font partie d’un réseau. Ce sixième produit serait l’accès
aux opérations inter-connectées des caisses populaires. L’avantage est
que les membres peuvent faire des dépôts, font des transferts, des
retraits à n’importe quelle succursale où ils se trouvent. Ceci donne la
satisfaction d’appartenir à plus d’une banque. Pour la caisse populaire,
les opérations inter-connectées ont des avantages à cause de leurs
caractères compétitifs liés aux autres institutions financières avec
leur possibilité de réaliser des économies proportionnelles. C’est une
réalité pour les caisses populaires. Faire partie d’un réseau, exige
une responsabilité énorme du point de vue de technologie et de
communication. Une alternative est que si les caisses populaires n’ont pas
leur propre système de réseaux, elles peuvent utiliser l’infrastructure
existante du secteur financier. Cependant, elles doivent payer des frais de
connexion. L’autre réalité est que, faire partie d’un tel réseau
demande que les banques répondent à des standards rigoureux.
Un septième service d’épargnes que les
caisses populaires offrent est le compte d’action. Les caisses populaires
n’abandonnent pas cette pratique, mais nous les encourageons à moderniser
cette initiative en offrant un taux de revenu plus haut que les comptes
d’épargnes réguliers.
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