Countdown 2005

 


Une composante importante de l’agenda de formation du Sommet du Micro-crédit était les 40 sessions de: (Faire face aux Défis) tenues lors du Sommet des Conseil en 1998. Les dirigeants du secteur du micro-crédit, du gouvernement, des affaires, de la banque et des organisations à but non-lucratif participent comme des panélistes. Cet article est extrait des sessions axées sur la mobilisation des capitaux.

Volume 3, Numéro 1
février
/mars 2000

Dans le présent numéro

L’organisation Internationale du Travail lutte contre la pauvreté à Travers le Micro-crédit

Discours de Sa Majesté la Reine Sofia d’Espagne 

La Mobilisation des Capitaux et en Assurer un Usage Optimal

ZAKOURA: Promouvour le Micro-credit en Afrique du nord

Actualités

La Volonté et Détermination Change des Vies en Inde

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Les articles précédents par sujet

Le Conseil Mondial des Caisses Populaires (WOCCU)

Lucy Ito, World Council of Credit Unions[Ito]

Dans la perspective de la caisse populaire, il existe trois avantages à la mobilisation d’épargnes. Le premier est qu’il fortifie l’indépendance financière des institutions, le second est qu’il réduise la dépendance des institutions des prêts externes. L’épargne représente une source sûre et modeste de capitaux et permet à une institution de s’engager dans le financement de base, contrairement à la finance proprement parlée qui est contrainte aux priorités du gouvernement et des donateurs. Un troisième avantage de la mobilisation d’épargnes est que la clientèle de ces institutions financières a des besoins financiers, et la mobilisation d’épargnes offre ce service.

Mais il existe des raisons pour lesquelles une institution peut vouloir éviter la mobilisation d’épargnes.

Les trois principaux dangers qui ont été identifiés à un programme de mobilisation d’épargnes sont les suivants:

Le premier, perdre le capital du client. Le deuxième, perdre le capital du client et le troisième, perdre le capital du client.

Brian Branch, World Council of Credit Unions[Branch]

Quand on demande aux gens: Que cherchez-vous dans une institution financière? Ils veulent savoir que leur argent est en sécurité et convenablement placé et qu’ils auront de bons avantages.

Nous poursuivons trois stratégies différentes dans la protection d’épargnes. En partant, nous devrions mettre sur place des disciplines de gestions financières. Une fois que l’épargne est mobilisée, si une institution court des difficultés, échoue et est dans l’impossibilité de rembourser les fonds aux clients, ceci endommagera la confiance placée dans l’institution. La première serait simplement des provisions pour des pertes en prêts et des dépenses sur les déclarations de revenus, une fonction qui sert comme un moyen d’absorber les pertes normales. La seconde ligne de défense serait les réserves ou les capitaux institutionnels. La troisième serait le paiement en capital ou l’équité; les actions que les membres investissent comme capital de risque dans leur institution. Nous pensons aussi établir des standards pour les avoirs en qualité, le non-paiement, les avoirs non-gagnés et revenus pour les institutions qui génèrent des surplus et des capitaux.

Quand nous parlons de provisions, nous nous référons au total des provisions basées sur le risque des institutions. Nous mesurons ce risque en regardant le taux de non-solvabilité ou de prêts non-payés que cette institution contient dans son portefeuille et leur ancienneté. Les règlements généraux recommanderaient que nous sursoyions sur ces prêts à cent pour cent qui n’ont pas été solvables pour plus de 12 mois. On peut établir un nombre de règlements différents pour ces prêts qui n’ont pas été remboursables pendant moins de 12 mois. Le simple règlement serait dans plusieurs pays de déclarer que 35 pour cent de ces prêts sont irremboursables dans moins de 12 mois.

Nous avons parlé de capitaux. Ici nous parlons de réserves et comment maintenir les revenus comme une seconde ligne de défense. En accumulant des capitaux institutionnels, très souvent nous suggérons 10 pour cent du total des avoirs comme cible pour les capitaux institutionnels, ce qui veut dire que l’institution en question doit capitaliser ses surplus tout en s’accroissant; elle doit être conduite par sa capacité de mobiliser les épargnes, ainsi les capitaux institutionnels se développeront aussi.

Les institutions doivent mettre sur place des normes de contrôle sur la qualité des avoirs, mesurer le non-paiement par le montant des prêts affectés tout en maintenant le taux de non-paiement en dessous de 5 pour cent. Appliquer rapidement des mesures de recouvrement des arriérés; et encore identifier les prêts qui sont jugés d’être irremboursables et les passer en charge (ceci ne veut pas dire qu’on les oublie, mais plutôt on fait des efforts pour les recouvrer.)

Si quelqu’un mobilise l’épargnes et quelqu’un d’autre les reçoit en payant un coût financier et les acheminer vers des activités non-rentables, ceci certainement constituera du manque à gagner pour l’institution. L’on doit s’assurer que les capitaux non-rentables n’excèdent pas le capital fonctionnel de l’institution; les sources de fonds qui n’ont pas un coût financier explicite et limiter de 5 à 7 pour cent les capitaux non-rentables, ceci permettra de maximiser les revenus que la caisse populaire générera.

Fixer des plafonds sur les revenus, serait de calculer nos propres taux d’intérêts règlements pour couvrir les frais de l’institution. Le coût des fonds auquel nous aspirerions, le coût des opérations, mais encore le coût de maintien de ces lignes de défense pour l’épargnes, provisions pour les pertes et l’accumulation des capitaux. Toujours, des recouvrements stricts et contrôles des prêts non-payés sont des mesures importantes en vue d’assurer une maximisation des revenus potentiels sur les prêts; et du même coup, limiter le coût des opérations à moins de 10 pour cent.

En mobilisant l’épargnes, l’on doit s’assurer que les dépositaires n’auront aucun problème à retirer leur argent et qu’ils doivent avoir accès à leurs capitaux, ceci rehaussera l’image de l’institution et inspirera confiance à la clientèle. Maintenir une réserve en liquide de 10 pour cent des retraits sur les dépôts est une norme qu’on pratique souvent. En acceptant des épargnes à court terme, nous ne pouvons donner des prêts à long terme, donc nous maintenons une politique de gestion responsable des capitaux.

Nous avons parlé des disciplines de protection de l’épargnes, des capitaux dans le cadre des structures financières de l’institution, de la qualité des avoirs et la liquidité, et ceux-ci sont des indicateurs que le Conseil Mondial utilise dans notre PEARLS système de contrôle. Notre système de contrôle mesure ces indicateurs de protection. Il mesure aussi les indicateurs structurels des institutions, ainsi l’on peut voir comment elles ont évolué à travers le temps. Le système par son efficacité mesure aussi la croissance.

Lucy Ito:

Une fois que nous mettons en place un système de contrôle et des mécanismes nécessaires pour assurer aux membres que leurs épargnes sont sécures, sous l’égide du Programme de la Caisse Populaire, nous nous dirigerons vers l’identification des services à offrir à la clientèle en termes d’épargnes et de besoin. Ce que nous avons aujourd’hui à démontrer sont sept exemples de services d’épargnes que les caisses populaires offrent et nous montrerons leurs avantages et désavantages, à la fois en qualité de membre, et du point de vue d’institution.

Les premiers services d’épargnes offerts sont des comptes d’épargnes réguliers. Très souvent, dans les caisses populaires les membres sont habitués à avoir des comptes d’action ou leurs parts ne sont pas accessibles. Ils étaient coincés s’ils avaient des prêts où les contributions en action étaient obligatoires. Un compte d’épargne régulier attire les membres, à cause de son accessibilité, son retrait facile, la nature volontaire du compte et finalement, avec une somme minimale on peut ouvrir un tel compte. D’un point de vue institutionnel, les comptes réguliers attirent les membres parce qu’ils mobilisent une large portion des fonds qui peuvent être servis pour de prêts, mais les coûts de transaction peuvent être très onéreux pour les petites bourses. La source de ces fonds qui sont d’ailleurs ces épargnes sont par nature volontaires et volatiles. Il n’y a aucune assurance que l’argent sera à la caisse populaire.

Un deuxième exemple de service d’épargne est un compte programmé ou réservé. C’est un type de compte que vous placeriez pour un membre et il pourrait l’utiliser dans des moments de détresse, spéciaux ou pour les vacances. L’accord entre le membre et la caisse populaire serait qu’il verserait des contributions. Pour les membres, c’est attirant, parce que, considérant la perte en liquidité du compte, la caisse populaire offre un taux d’intérêt plus alléchant et ce taux d’intérêt attire ceux qui ont des comptes réguliers. D’un point de vue d’organisation, ces programmes d’pargne offrent un flot stable de fonds chaque mois. Ces programmes sont faciles à gérer avec seulement un seul retrait l’an. Il est très facile pour les caisses de crédit d’envisager, quels seront leurs besoins. Les coûts sont aussi très modiques avec un taux faible de retraits. Finalement, il n’y a aucune garantie qu’n membre renouvelle le service. Si un nombre de membres décident de ne pas renouer le contrat, ceci signalera le niveau d’insatisfaction des membres et la qualité des services rendus.

Un troisième exemple de service d’épargne que les caisses populaires offrent sont le compte de la loterie. C’est un type de service où l’on offre une prime à tout membre ayant fait un dépôt. Un tirage au sort est donc tenu, le gagnant reçoit une prime ou des appareils électro-ménagers. De l’avis de certains membres, cela représente un avantage et il permettra à la caisse populaire de recevoir des fonds périodiquement. Le coût financier de ce programme est encore moins coûteux. Au lieu d’appliquer un taux d’intérêt élevé sur les dépôts, les prix et les appareils électro-ménagers sont les seules dépenses absorbées par l’institution. C’est aussi alléchant pour les institutions, parce que, c’est alléchant aussi pour les petites institutions bancaires qui ont une capacité d’épargne très limitée. Ceci leur attire à faire des dépôts très légers. Le seul désavantage pour la caisse populaire est que beaucoup de dépôts avant la loterie sont faits, mais une fois le tirage au sort est terminé, les dépôts relatifs au programme touchent aussi à leur fin.

Un quatrième exemple de service d’épargnes que les caisses populaires offrent sont des comptes enfant/adulte. Pour la caisse populaire, l’un des avantages de ce programme est qu’il fournit une éducation financière à son marché futur. C’est aussi un moyen d’avoir accès aux parents de ces enfants. Si les parents savent qu’il existe un programme à l’intention de leurs enfants, en les accompagnant aux banques, ils seront du même coup, exposés aux autres programmes. L’inconvénient est que, d’un point de vue institutionnel, ces genres de comptes ont tendance à être de petits volumes, donc les coûts de transaction sont, à cet égard, considérables. Le nombre total de comptes mobiles peut être très bas et pour qu’ils soient effectifs, en conséquence, des promotions directes doivent se faire.

Un cinquième exemple de service d’épargnes que les caisses populaires offrent sont des comptes à des termes stables. Les options en sont que ces comptes ont un caractère de contrat, avec un taux d’intérêt fixe pendant une certaine période de temps. Le renouvellement de ce programme reste à la discrétion du dépositaire et qui peut être automatiquement fait avant d’arriver à termes. Se trouvent dans les clauses du contrat, si un membre retire son argent avant d’arriver à termes, il aura à payer des amendes qui sont généralement, une réduction des intérêts qu’il devrait accumuler sur son capital. Les membres pensent que, les comptes à taux fixes attirent les gens parce qu’ils offrent un intérêt plus haut que les autres services et de plus, ils peuvent servir de garantie contre un prêt. En ce qui a trait à la caisse populaire, l’avantage premier de ces comptes est qu’ils ciblent ceux qui ont la capacité d’économiser. Un inconvénient est que la banque doit payer un intérêt plus haut en vue d’attirer les membres, à cause de l’inaccessibilité de ces fonds. Un dernier inconvénient est que la banque doit payer beaucoup plus. Si l’inflation s’accroît, les membres ne mettront pas leur argent dans un compte à taux fixes et en conformité avec les termes du compte, la banque est forcée à un type de revenu. Les caisses populaires doivent s’engager à ajuster les taux de leurs prêts, ainsi si les taux de prêt baissent, donc la marge qu’elles peuvent recouvrer relativement aux comptes à taux fixes, seront moindres.

Un sixième exemple de service d’épargnes que les caisses populaires offrent est de donner aux membres la satisfaction qu’ils font partie d’un réseau. Ce sixième produit serait l’accès aux opérations inter-connectées des caisses populaires. L’avantage est que les membres peuvent faire des dépôts, font des transferts, des retraits à n’importe quelle succursale où ils se trouvent. Ceci donne la satisfaction d’appartenir à plus d’une banque. Pour la caisse populaire, les opérations inter-connectées ont des avantages à cause de leurs caractères compétitifs liés aux autres institutions financières avec leur possibilité de réaliser des économies proportionnelles. C’est une réalité pour les caisses populaires. Faire partie d’un réseau, exige une responsabilité énorme du point de vue de technologie et de communication. Une alternative est que si les caisses populaires n’ont pas leur propre système de réseaux, elles peuvent utiliser l’infrastructure existante du secteur financier. Cependant, elles doivent payer des frais de connexion. L’autre réalité est que, faire partie d’un tel réseau demande que les banques répondent à des standards rigoureux.

Un septième service d’épargnes que les caisses populaires offrent est le compte d’action. Les caisses populaires n’abandonnent pas cette pratique, mais nous les encourageons à moderniser cette initiative en offrant un taux de revenu plus haut que les comptes d’épargnes réguliers.